Introduction: a common problem among Aeonium collectors
Every Aeonium collector will one day face one of the main enemies of these magnificent succulent plants: pests .
Although Aeoniums are generally robust and easy to grow, their dense foliage, numerous overlapping leaves and protected areas in the center of the rosettes sometimes provide ideal refuges for certain harmful insects.
Among the pests likely to affect Aeonium, the most problematic belong mainly to the Hemiptera family , an order of piercing-sucking insects that feed on the elaborated sap of plants.
The Hemiptera include, in particular:
- cochineal insects;
- aphids;
- cicadas;
- some bedbugs.
In cultivated Aeoniums, the two main groups that can cause significant damage are:
- mealybugs ;
- aphids .
In this first article dedicated to Aeonium pests, we will focus more specifically on mealybugs , probably the most common parasitic problem encountered in private collections.
Mealybugs: a pest particularly well-suited to Aeoniums
There are several thousand species of scale insects in the world. Many of them have very specific food preferences and some are associated with particular plant families.
In Aeonium, the species encountered belong mainly to the family Pseudococcidae , commonly known as mealybugs .
Two main groups are distinguished according to their location on the plant.
Aerial mealybugs
They belong primarily to the following genres:
- Planococcus ;
- Pseudococcus ;
- Phenacoccus .
They colonize the aerial parts of the Aeonium:
- heart of the rosettes;
- base of the leaves;
- junctions between the leaves and the stem;
- protected areas under dry leaves.
They are often responsible for the first visible signs of infestation.
Scale insects in the substrate: identifying and treating the roots
Species of the genus Rhizoecus live mainly in the substrate and directly attack the root system.
Elles peuvent facilement être confondues avec certains pucerons lanigères présents également au niveau des racines, mais leur présence sur Aeonium reste beaucoup moins documentée.
Ces cochenilles se fixent sur les racines grâce à leur appareil buccal piqueur-suceur et prélèvent directement la sève.
Les conséquences peuvent être importantes :
- affaiblissement général de la plante ;
- ralentissement de croissance ;
- dépérissement progressif ;
- mort de l’Aeonium en cas de forte infestation.
Elles sont particulièrement difficiles à détecter car elles restent cachées dans le substrat.






Comment reconnaître une cochenille farineuse sur un Aeonium ?
Les cochenilles farineuses sont de petits insectes mesurant généralement :
- environ 1,5 mm pour les espèces racinaires ;
- jusqu’à 4 ou 5 mm pour les espèces aériennes.
Leur corps mou est généralement :
- blanc grisâtre ;
- parfois légèrement rosé ;
- recouvert d’une substance cireuse donnant un aspect « cotonneux ».
Les premiers signes d’une infestation peuvent être :
- présence de petits amas blancs ressemblant à du coton ;
- feuilles collantes ;
- apparition de fourmis ;
- ralentissement de croissance ;
- jaunissement des feuilles ;
- déformation des jeunes feuilles.
Le miellat : une conséquence indirecte dangereuse
En se nourrissant de la sève élaborée, les cochenilles rejettent une substance sucrée appelée miellat.
Cette substance peut provoquer deux problèmes majeurs.
1. Le développement de la fumagine
Le miellat constitue un excellent support pour certains champignons noirs responsables de la fumagine.
Cette maladie cryptogamique forme un dépôt sombre à la surface des feuilles.
Lorsque l’infestation devient importante, la fumagine peut :
- réduire la photosynthèse ;
- diminuer les échanges gazeux ;
- ralentir fortement la croissance de l’Aeonium.
2. La présence de fourmis
Le miellat est une source alimentaire très appréciée des fourmis.
Une relation particulière appelée trophobiose peut alors s’installer :
- les fourmis protègent les cochenilles contre leurs prédateurs ;
- en échange, elles récoltent le miellat produit.
Cette association favorise fortement la multiplication des populations de cochenilles.
La présence inhabituelle de fourmis sur vos Aeonium doit donc toujours attirer votre attention.
Quelles sont les conditions favorables au développement des cochenilles ?
Les cochenilles apprécient particulièrement :
- la chaleur ;
- une atmosphère humide ;
- l’absence de circulation d’air.
Leur activité peut débuter dès environ 8°C, mais leur développement optimal se situe généralement entre 25 et 30°C selon les espèces.
Les périodes les plus favorables sont :
- la fin du printemps ;
- l’été ;
- le début de l’automne.
Un hivernage en intérieur chauffé peut également favoriser leur apparition, surtout si l’air est chaud et humide.
À l’inverse, une serre froide limite généralement leur développement.
Les températures proches de 0°C peuvent fortement ralentir leur activité, et des températures très basses peuvent entraîner leur mortalité.
Pourquoi les cochenilles peuvent-elles envahir rapidement une collection ?
Les cochenilles possèdent une capacité de reproduction impressionnante.
Une femelle peut produire plusieurs centaines d’œufs (souvent plusieurs centaines selon les espèces), regroupés dans un amas cotonneux protecteur.
Après éclosion, les jeunes larves, appelées nymphes, deviennent rapidement mobiles.
Elles peuvent se déplacer :
- d’une feuille à l’autre ;
- d’une plante à l’autre ;
- avec le vent ;
- par contact ;
- grâce aux fourmis.
Concernant les cochenilles des racines, la propagation est facilitée par :
- les échanges de substrat ;
- les plateaux communs ;
- les eaux d’arrosage circulant entre plusieurs pots.
Les cultures en soucoupes individuelles limitent donc davantage leur propagation.
Prévenir les infestations de cochenilles sur les Aeonium
La prévention reste la meilleure stratégie.
1. Mettre les nouveaux Aeonium en quarantaine
Toute nouvelle acquisition devrait idéalement être isolée pendant plusieurs semaines.
Inspectez minutieusement :
- le cœur de la rosette ;
- les bases des feuilles ;
- la tige ;
- le substrat et les racines si nécessaire.
Un traitement préventif peut également être envisagé selon les situations.
2. Observer régulièrement ses plantes
Une inspection régulière permet d’intervenir avant une invasion.
Surveillez :
- les amas blancs ;
- les feuilles collantes ;
- la présence de fourmis ;
- les ralentissements de croissance ;
- les dépôts inhabituels au niveau du substrat.
3. Retirer les feuilles sèches
Les feuilles mortes sous les rosettes constituent des cachettes idéales pour les cochenilles.
Un nettoyage régulier améliore :
- l’aération ;
- la surveillance ;
- la prévention des infestations.

Comment lutter contre les cochenilles farineuses sur les Aeoniums ?
Plusieurs solutions existent selon l’importance de l’infestation.
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1. La lutte biologique
La lutte biologique est une méthode particulièrement intéressante lorsque l’on souhaite éviter les traitements chimiques.
Le prédateur le plus connu est :
Cryptolaemus montrouzieri, une coccinelle spécialisée dans la consommation des cochenilles farineuses.
Elle attaque différents stades :
- œufs ;
- larves ;
- adultes.
Les larves de cette coccinelle ressemblent d’ailleurs elles-mêmes à de grosses cochenilles farineuses, ce qui peut parfois prêter à confusion.
Attention toutefois :
La présence de fourmis rend cette méthode beaucoup moins efficace car elles protègent les cochenilles.
2. Les traitements mécaniques
Pour une petite collection, la méthode la plus radicale reste souvent la plus efficace :
- Dépoter les plantes contaminées.
- Retirer tout le substrat.
- Nettoyer soigneusement les racines.
- Rincer la plante.
- Désinfecter les pots.
- Replanter dans un substrat neuf.
Cette méthode demande du temps mais permet souvent d’éliminer totalement les foyers.
3. Les traitements naturels ou de contact
Plusieurs solutions sont utilisées par les collectionneurs :
Savon noir et huile végétale
Un mélange souvent utilisé :
- 1 cuillère à soupe de savon noir ;
- 1 cuillère à soupe d’huile végétale ;
- 1 cuillère à soupe d’alcool à 90° ;
- pour 1 litre d’eau.
Appliquer directement sur les zones infestées, de préférence avec un petit pulvérisateur de précision. Il permet de mieux viser le cœur des rosettes et les aisselles des feuilles, tout en limitant la quantité de produit utilisée.
Alcool à 70°
L’alcool peut être appliqué localement avec un coton-tige ou pulvérisé avec prudence.
Attention : toujours tester sur quelques feuilles avant traitement généralisé, certains Aeonium peuvent être sensibles.
Terre de diatomée
Elle peut être utilisée dans le substrat contre les cochenilles des racines.
Elle agit mécaniquement en perturbant la protection cireuse des insectes.
Insecticides de contact autorisés
Certains produits à base d’huile de colza ou de pyrèthre peuvent être utilisés selon les autorisations en vigueur.
Les insecticides systémiques : pourquoi sont-ils efficaces ?
Les insecticides systémiques sont particulièrement efficaces contre les insectes piqueurs-suceurs car ils circulent dans la sève de la plante.
Lorsque la cochenille prélève la sève, elle absorbe également la substance active.
Cependant, ces produits ne sont plus accessibles aux particuliers en France pour cet usage.
Quelques informations utiles sur les cochenilles
Une collection importante nécessite une surveillance régulière toute l’année. Une loupe LED aide à identifier les jeunes cochenilles, les pontes et les premiers filaments cireux avant que l’infestation ne se développe.
Certaines cochenilles peuvent survivre plusieurs semaines sans alimentation.
Les jeunes stades sont souvent les plus mobiles.
Les infestations sont souvent beaucoup plus faciles à traiter lorsqu’elles sont détectées rapidement.
Conclusion : la vigilance reste la meilleure arme contre les cochenilles
Les cochenilles farineuses représentent l’un des principaux ravageurs des collections d’Aeonium, mais elles ne sont pas une fatalité.
Une observation régulière, une quarantaine des nouvelles acquisitions et une intervention rapide permettent généralement de conserver une collection saine.
Chez les passionnés d’Aeonium, la prévention reste toujours le meilleur traitement.
La trousse utile contre les cochenilles
Pour inspecter et intervenir rapidement, sans multiplier les achats inutiles :
- Observe: use an LED magnifying glass to examine the center of the rosettes and the underside of the leaves.
- Removal: cotton swabs and small tweezers to precisely remove visible individuals.
- Treat locally: 70° alcohol , only after testing on a small area.
- Spray with care: a precision sprayer to reach the folds without unnecessarily soaking the plant.
- Treating a more widespread infestation: black soap combined with a vegetable oil , according to the precautions detailed in the article.
- For the roots: diatomaceous earth , to be reserved for suitable situations and to be handled without inhaling the dust.
The essential reflex: immediately isolate the affected plant, then check the collection again every week for several weeks.
Sources:
- Larry Hodgson – The Lazy Gardener
- Gerbeaud
- Plant Health Warning Network (RAP)
- Wikipedia





